Méditation sur la consommation

En cette période de carême, nous sommes en chemin de conversion. Pourquoi ne pas faire ce chemin à la lumière de l’encyclique du Pape sur l’écologie « Laudate Si ». C’est ce que nous propose Aglaé Dehondt avec cette fois-ci une méditation autour de la question de la consommation.

« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas plus qu’eux ? Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Que si Dieu habille de la sorte l’herbe des champs, qui est aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi » (Mathieu 6, 26-30)

Questions sur nos modes de consommation

Confusion entre le nécessaire et le superflu, besoin toujours plus grand de consommer … nous faisons chaque jour l’expérience que l’accumulation des biens ne signifie en rien une réelle qualité de vie pour nous et pour l’environnement.

Alimentation, énergie, ressources minérales ou biologiques, nos modes de vie sont toujours plus gourmands des ressources de la planète sans que nous en ayons toujours conscience.

Pour transformer notre rapport à la consommation, le pape François nous propose une « croissance par la sobriété ».

Que privilégions-nous dans nos choix de consommation : le «moins cher» ou le «prix juste» (qui tient compte  du respect de la nature et des besoins du producteur)?

Proposition d’effort de Carême 

Je privilégie les produits non emballés, générant peu de déchets, locaux, issus d’un commerce équitable, respectueux de la nature… 

Pour nous aider à méditer

Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes. (L.si, 50)

Quand nous pensons à la situation dans laquelle nous laissons la planète aux générations futures, nous entrons dans une autre logique, celle du don gratuit que nous recevons et que nous communiquons. Si la terre nous est donnée, nous ne pouvons plus penser seulement selon un critère utilitariste d’efficacité et de productivité pour le bénéfice individuel. Nous ne parlons pas d’une attitude optionnelle, mais d’une question fondamentale de justice, puisque la terre que nous recevons appartient aussi à ceux qui viendront. (Laudato  si, 159)

Il est important d’assimiler un vieil enseignement présent dans diverses traditions religieuses et aussi dans la Bible. Il s’agit de la conviction que ‘moins est plus ‘. En effet l’accumulation constante de possibilités de consommer distrait le coeur et empêche d’évaluer chaque chose et chaque moment. 

La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité de jouir avec peu. C’est un retour à la simplicité qui nous permet de nous arrêter pour apprécier ce qui est petit, pour remercier des possibilités que la vie offre, sans nous attacher à ce que nous avons, ni nous attrister de ce que nous ne possédons pas. (Laudato si, 222)

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